Opération de boisement à PlonéisQuimper Bretagne Occidentale œuvre activement à la protection de ses ressources en eau potable, notamment en préservant les périmètres de captage. Les plantations autour de ces zones contribuent à la fois à la filtration naturelle de l’eau et à la séquestration du carbone, participant ainsi à la préservation de la ressource et à la lutte contre le changement climatique.
En lien avec l’Office National des Forêts (ONF) et dans le cadre de la démarche « Forêt, Bois & Territoires » portée par la collectivité au titre de son Plan Climat-Air-Energie territorial et du programme « Territoire Économe en Ressources », financé par l’ADEME, un projet de boisement des parcelles sur la commune de Plonéis, a été engagé.
Cette opération vise à renforcer la ceinture arborée du périmètre de captage immédiat de Kernisy afin de mieux protéger la ressource en eau des pollutions diffuses. Elle s’inscrit également dans le plan départemental « 500 000 arbres ».
Boisement à Plonéis : les arbres au service de la protection de l’eau
Les parcelles concernées par le projet de boisement sont situées sur la commune de Plonéis et représentent une surface totale de 1,37 hectare. Actuellement en friche, ces parcelles ne sont pas déclarées dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC) et ne font l’objet d’aucun bail ni prêt d’usage à vocation agricole.
Elles sont localisées en zone rapprochée A du périmètre de protection des captages de Kernisy, un secteur particulièrement sensible pour la préservation de la ressource en eau. Le projet de boisement permettra de renforcer la protection du captage, en continuité avec des boisements existants soumis au Régime forestier. Ce cadre juridique, applicable aux forêts publiques, confie leur gestion à l’Office national des forêts et garantit une gestion durable et encadrée.
Le boisement comprendra la plantation de 2 318 arbres, composés de 1391 chênes sessiles, 464 pins sylvestres, 232 alisiers et 231 érables champêtres, des essences adaptées à l’environnement local. Les plantations sont réalisées durant l’hiver 2025-2026, à partir de plants issus exclusivement de pépinières agréées par l’État et provenant de semences de peuplements classés. Afin de favoriser la bonne reprise des plants, 1 622 gaines de protection contre le chevreuil seront installées.
Les travaux, d’un montant total de 29 250,02 €, sont subventionnés par le Département à hauteur de 13 665 €. Le taux de subvention est plafonné à 10 000 € par hectare, ce qui explique que le financement ne couvre pas 80 % du montant total. Le reste à charge pour l’Agglomération s’élève donc à 15 585,02 €.
Ils seront réalisés par l’EURL Vincent Seité, sous le contrôle des services de l’Office national des forêts (ONF). Spécialisée dans les travaux forestiers, notamment par traction animale, l’entreprise intervient régulièrement pour le compte de la collectivité, en particulier pour l’arrachage de plantes invasives dans les bois de l’Agglomération à l’aide de chevaux de trait breton.
Les arbres et le sol forestier jouent un rôle clé dans la filtration de l’eau. Les feuilles ralentissent la pluie, les racines absorbent l’eau et les micro-organismes du sol recyclent les polluants. L’eau ainsi purifiée s’infiltre vers les nappes ou rejoint les rivières, tout en régulant les débits et en limitant les risques d’inondation. Grâce à une gestion durable, les forêts assurent une eau de grande qualité pour les territoires et la biodiversité.
Les périmètres de protection de captages d'eau potable
Les périmètres de protection sont établis autour des points de captage d’eau souterraine et des sources utilisées pour l’alimentation en eau potable. Ils ont pour objectif de préserver la qualité de l’eau et de garantir la protection de la santé humaine.
On distingue 3 types de périmètres :
Un périmètre de protection rapprochée est parfois délimité en sous-zones, souvent notées A, B, voire C, selon la vulnérabilité du captage, la rapidité de transfert des pollutions vers l’eau et la nature des sols et du sous-sol. La zone rapprochée A correspond généralement à la zone la plus sensible du périmètre rapproché.
Le boisement est particulièrement adapté en zone rapprochée A car il limite le ruissellement et l’érosion des sols, réduit les risques de pollution diffuse et constitue une protection naturelle durable du captage.
Boisement, bois-énergie et transition énergétique
L’opération de boisement menée par Quimper Bretagne Occidentale s’inscrit pleinement dans la dynamique des démarches « Forêt, Bois & Territoires » et « Territoire Économe en Ressources », et contribue aux objectifs du Plan Climat-Air-Énergie Territorial (PCAET). À l’horizon 2030, la collectivité vise une couverture de 18 % des consommations par les énergies renouvelables, et 55 % à l’horizon 2050. Au-delà de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le territoire cherche une neutralité carbone à long terme.
Le diagnostic PCAET de 2018 estimait la capacité de séquestration du carbone à 37 148 tCO₂e par an, soit environ 4 % des émissions du territoire, principalement grâce aux espaces agricoles (61 % des surfaces) et aux forêts (13 % des surfaces). Pour renforcer cette capacité, la collectivité déploie plusieurs mesures :
Le territoire développe également les énergies renouvelables et de récupération (ENR&R) et la filière bois-énergie. Entre 2018 et 2022, la production du territoire en ENR&R est passée de 212 à 235 GWh, soit 6 % de la consommation locale - le bois-énergie représentant 56 % de cette production. Ces actions s’accompagnent de projets structurants tels que les réseaux de chaleur à Briec et dans le quartier de Penhars à Quimper.
L’ensemble de ces initiatives permet à Quimper Bretagne Occidentale de contribuer à la transition énergétique et à la préservation de la ressource en eau et de la biodiversité.
Plan 500 000 arbres du Département du Finistère
Lancé en 2021, le plan « 500 000 arbres » du Département du Finistère vise à planter un demi-million d’arbres en dix ans pour répondre aux enjeux environnementaux : lutte contre le changement climatique, préservation de la biodiversité et protection de la qualité de l’eau.
Le Département plante des arbres dans les espaces naturels dont il est propriété mais finance également les plantations des communes et associations à hauteur de 80 % des frais engagés. Il aide également à la réalisation de ces plantations en proposant une aide technique pour s’assurer de la pertinence et de la réussite du projet. Il peut également intervenir auprès d’exploitants agricoles qui cherchent à construire ou rénover des talus, planter des haies ou restaurer des haies anciennes, etc.
À l’issue de la saison de plantation 2024-2025, plus de 170 000 arbres ont déjà été plantés. Ces plantations contribuent à capturer le carbone, créer des habitats pour la faune et la flore, filtrer les polluants près des cours d’eau et embellir durablement le territoire.